

Obi est une sculpture lumineuse conçue à partir de chutes de bois et de planches issues d’anciens meubles marqués par les vrillettes, initialement destinées à être jetées. Ces matériaux délaissés, pourtant encore chargés de mémoire sont ainsi revalorisés pour leur donner une nouvelle présence.
L’objet présenté est le fruit d’une élaboration collective, issue de la rencontre inattendue entre plusieurs entités créatrices: des arbres, des humains et des vrillettes. Ces dernières, Anobium punctatum, affectueusement surnommées Obi, creusent le bois à l’état larvaire. Ce luminaire est un hommage à ces vies incroyables et discrètes, auxquelles nous prêtons peu d’attention, mais avec lesquelles nous cohabitons pourtant.
Il exprime l’idée que le monde vivant n’est pas séparé du monde humain ni de ses productions. Pour illustrer cela il est structuré en deux parties: un cercle, qui symbolise le monde vivant, imbriqué dans un rectangle, allégorie de la culture humaine. Ces formes géométriques épurées mettent également en exergue la beauté des galeries d’insectes et leurs circonvolutions organiques.
À la tombée de la nuit, la sculpture s’illumine de l’intérieur d’où émane alors une lueur rougeâtre réconfortante venant révéler des motifs jusqu’alors restés cachés dans le bois, donnant ainsi la parole aux vrillettes.
Le luminaire Obi ne se contente pas seulement de prolonger la vie de rebuts, il est également conçu dès sa genèse pour être compostable. En effet, à l’exception des ampoules et du câblage électrique, l’ensemble de ses composants est constitué de matières organiques.


La collection Obi s’organise en séries limitées, où chaque édition raconte l’histoire d’un meuble oublié. En fragmentant et en réinterprétant une pièce unique. À titre d’exemple, l’édition « La Table en pin de Mamie » témoigne de cette démarche : ici, une table de famille vouée à l’abandon devient la matière première d’une édition limitée de cinq luminaires, offrant une seconde vie à un patrimoine affectif et matériel. Le studio garantit une traçabilité et une unité matérielle à chaque création.
Au-delà de l’objet, Obi célèbre l’empreinte du vivant. Le travail des vrillettes, réinterprété comme une signature graphique, offre à chaque pièce son exclusivité dans la série. Les galeries laissées par les insectes sculptent des motifs ornementaux uniques, métamorphosant chaque lampe en une œuvre singulière, véritable récit de leurs passages.



